Temps voulu
Ne rien faire, ça prend du temps, c'est embêtant
Je n'ai pas tant d'affaires en cours, pourtant je cours
Sur le bord du lit des livres traînent, pas lus,
Je m'en occuperai bien volontiers, en temps voulu...
Afrikénou
Oh là-bas
Aussitôt
Tu te bats
Pour sauver ta peau ton berceau
Tombe en bas
Du bateau
Ton ballot
Aussi creux que ton ventre
Oh là-bas
Tu t'en vas
Où, on ne sait pas
Oh là-bas
C'est si chaud
Que l'enfant
Qui nait n'a plus de lait ni d'eau
Les photos
Coulent à flots
Dans nos mots
Aussi creux que ton ventre
Nous ici
On est pris
Où, on ne sait pas
Le jour tu bois le reflet
Du soleil brûlant ta peau
La nuit tu n'as comme abri
Que l'ombre guettant ta vie
Oh, là-bas
Tu t'en vas
Où, on ne sait pas
Oh là-bas
C'est si beau
Que l'envie
Nous prend d'aller brûler nos peaux
Les avions
Les bateaux
Nos ballots
Aussi pleins que tes rêves
Nos photos
Coulent à flots
Mais on ne te voit pas
Oh là-bas...
Confituerie
Il y eut de l'or, sans rage
Pas l'éclat d'un esclavage
Pas d'habitude à la peau
Juste des hasards d'oiseaux
Sur la crête, sans argent
Nous, passeurs de firmament
Pleurions, en rêvant sans fin
Chantions, la larme à la main
A force d'élire le miel
Nous fûmes confits dans ciel
Saga bracadabra
La folie peut être un garde-fous
Sagan bracadabran

Danse danse l'été !
Il n'y a pas que les livres, le théâtre ou l'écriture. Ce que je préfère, aussi, surtout, c'est danser sur les rochers en maillot de bain l'été...
Tapis rouge
Ils étaient venus au village
A l'appel d'un gars qui avait du courage
De porter tous les bagages
Et même les enfantillages
D'une petite bande de fêlés farfelus qui ne se quitteraient plus
Ils croyaient que c'était du cinoche
Faire semblant et se trouver moins moches
Mais ce fut du vrai bonheur
Une histoire de coeur
D'une petite bande de fêlés farfelus qui ne se quitteraient plus
Y aurait-il assez de rosé au frais ?
Le vélo n'allait-il pas dérailler ?
Le suspense était à son comble
Mais le pire allait venir
A 14h sur le jeu il manquait les quilles
Deux mois pour apprendre mille choses
Comme de jeunes pousses qu'avec art on arrose
Le beau Serge ce n'est pas seulement le titre d'un film
C'est aussi un mec en or qui nous illumine
Quand le soir tomba au village
Ils voulaient suivre leurs enfantillages
Le tapis rouge était déjà remballé
Après le spectacle il reste une belle amitié
D'une bande de fêlés farfelus qui ne se quitteraient plus
Escap'art à Cheuge juin 2011
La Mimouna chante
Les Tibétains

Nous portons si loin notre regard que les bras deviennent trop courts pour toucher nos rêves
L'eau et les bateaux
Quand on est cru, d'avoir tant fourni à vouloir être soi, on se rhabille, et là on n'écrit plus, on transpire.
Ce qui transparaît maintenant que tout est verrouillé, c'est ce qui s'ouvre encore, sous la pression des flammes. Un enfer.

Je m'en vais voir la mer
Je m'en fous de la voir partir
Et me ravir
Ce qu'elle cache
Quand elle revient
De ses couleurs
Se souvenir
Le silence est en masse
Ce que savoir est vide
En dessous tout se passe
Comme si nous étions libres
D'imaginer le ventre
L'immensité
Tant de merveilles
Et tant d'atrocités
La vie est dans l'eau
Et respire des bateaux
Jeux


La retenue : une danse figée, quand naturellement on pourrait laisser couler et que la peur de soi fait barrage.
Une visite
Hier, ma petite fille est venue. Dans un de ses soupirs elle a demandé :
- Que dois-je faire ?
Instinctivement j'ai répondu :
- Donner sans attendre.
Puis plus tard, une autre question :
- A quoi penses-tu ?
- A ma petite fille.
- Je reviendrai demain !
- Tu n'existes plus qu'en rêve ...
Tout de même j'ai souri, râclé la buée sur le miroir de la salle de bain puis, quittant la pièce pour aller m'habiller, j'ai repensé à cette débile géniale que nous avions évoquée quelques mois auparavant avec mon amie Françoise.
(...)
Fragments
Je recule d'avance à la pensée déformée ; empruntant le passage inconnu à cet effet, délaissant le style, cherchant la tenue.
Sur le champ du vivant tournoient des bribes folles, déguisées en sentinelles de sagesse. Vérité, vérité chérie !
Les mots ont glissé sur un pan d'âme, grillé sous la flamme. Ils décomposent, reposent. Délice en terreau.
Les yeux scrutent une échappée belle, le temps où curieusement des révélations fragmentaires percent l'ombre d'un cosmos exotique.
Voyage à vent couvert
(de petites nouvelles quand même, en attendant...la reprise des jets d'encre ???...)

Lovés à belle cale, nous paressons gaiement.
A la déconne, à la décale, nous adhérons bonnement.
Du secret je ne lève aucun voile, car sur la crête des vagues je deviens "mouette", criant qu'à vent couvert l'oiseau se pose de belle allure...et se passe de couverture
C'est permis

Quoi de plus entêtant
Que vouloir assècher le temps
L'empêcher de couler
Faire de nous des arbres cassés
Interdit
C'est écrit
Mais quoi de plus merveilleux
Que de ne pas être plus vieux
Rouler des cabrioles
Dans un passé qu'on cambriole
C'est permis
Je vous le dis
Rien de révolutionnaire
A s'appliquer la tête en l'air
Graver sur son passeport
Des faux cils et des boucles d'or
C'est permis
Je vous le dis
Celui qui m'arrêtera
Pour me tapoter sur les doigts
Recevra un sourire
En chanson je vais lui dire
C'est permis
Je vous le dis
Quoi de plus fantastique
La culbute le saut l'élastique
Le patin à roulette
Et les ballades en trottinette
C'est la vie
Je vous le dis
Quoi de plus dérisoire
Que de formater son miroir
Le polir à la cire
Abandonner ses désirs
Quoi de plus merveilleux
Que de ne pas être plus vieux
Rouler des cabrioles
Dans un passé qu'on cambriole
C'est permis
Je vous le dis
Manger des trompettes

Même si ce n'est pas une année à musique, c'est une année à trompettes.
La renommée de La Petite qui écrit, compose et chante depuis....X années, n'ira pas plus loin que ce qui se croise en chemin . Il faut en convenir, et pour ce faire, quoi de plus apaisant que des pas dans les bois . Des pas absorbants. Régénérants. On trouve de tout sous les pas : des feuilles mortes, de jeunes pousses vivaces, de paresseuses limaces, des ronces qui écorchent, de joyeuses grenouilles, une mousse qui caresse, de la terre qui colle, et des champignons que j'accommoderai ce soir d'un beurre d'ail et d'une crème citronnée, le tout accompagné de pommes de terre vapeur et d'un reste de Rully rouge.
Donc, comprenez-le, c'est le temps de manger, prendre du poids, conquérir l'étoffe, après on verra, avant on ne sait plus, maintenant c'est l'ébullition immobile.
Je ne sais pas pourquoi, tout prend du temps dans mon projet musique, tout est là et tout fout le camp, en permanence.
Se remettre en question, garder l'envie, la transmettre pour créer une synergie, travailler plus, ne rien gagner d'autre que l'évitement des regrets.
Galop
La vie est brutale
Comme la mort est brutale
Le lien fondamental
Avant d'être fatal
Tiens la bride à mon cheval
Prends son cou par mes rides
Apprends lui à marcher
Il se cabre trop le galopin
Distille un peu de liqueur
Appellation de doux coeur
Apprends lui à battre serein
Assouplis le galopin
La vie est brutale
Comme la mort est brutale
Le lien fondamental
Avant d'être fatal
Caresse donc mon animal
Cherche la douceur du crin
Donnons-nous un peu de mal
Pour se souvenir du bien
Le terrain est trop lourd
Le chemin bien trop court
Je galope à perdre l'air
C'est un jeu des plus enfantins
La vie est brutale
Comme la mort est brutale
le lien fondamental avant d'être fatal
(paroles : Anne Petite / musique : Youenn Petite)
Battement de cils
S'il me fallait évoquer la pureté, j'emploierais le manque
S'il me prenait l'envie d'en débattre avec elle, je figerais l'âme blanche
S'il m'arrivait de l'approcher, je fondrais en larmes
S'il me suffisait de la réclamer, je choisirais le battement de cils
S'il me plaisait de chanter au ciel les pieds dans le fumier, j'intitulerais pureté
Si ma vie n'avait dû être qu'un seul instant, je l'aurais aimé juste comme ça :
Encre rouge
Encre rouge s'étale gouttes de moi qui tombent
J'aimerais me taire mais je dois répandre que l'amour tâche
Les murmures se fâchent
Connais-tu l'amour ? Il n'existe pas
Comme toute essence que l'homme modèle en pensée puis nomme
Comme un air de musique
Non lieu non matière
Rêve éveillé, opium
Tu m'as pourtant reconnue, je te suis apparue
Pages en jachère mais je dois répandre que l'amour tâche
Les murmures se fâchent
Tu me vois sans masque, avoue, je te suis apparue
Mes accents Berbères et toute ma slavitude
Ma cocarde Française et mes doigts de Geisha
Sorcière celtique muette Himalayenne
Regard du fond des anges caméléon du monde
Une île à tes vagabondages
Un ciel à tes combats de terre
Une eau à ton aridité
Un souffle à ton volcan
Un manège à mille tours
Un gouffre à te saisir
Un mystère à sentiment chat
Une douceur à tes cris
Un au-delà
Rien
(Au-delà du rouge je chanterai l'azur, au temps futur présent
Ce blog désert n'existera plus. C'est passé de vivre en minuscule...)



































