29 avril 2008
couleur
Le rouge me collerait-il à la peau ?
C'est toujours le même fond d'écran, le film défile immuable sur fond de musique sourde et pulsionnelle. Une ligne de feu suit le cours d'un historique pathétique. Le glorieux me frôle, les cordes m'enrôlent dans un jeu de pourpre, le coeur est gavé de sang sans armes.Allez, travail, travail ! Encore un pas...
27 avril 2008
Belle nature
Tout est beau : du vieux tronc brisé qui clame sa résistance, à la fleur éblouissante qui émoustille avec une facilité déconcertante ! Nature est toute beauté, même un tsunami dévastateur, ou un cyclone, mais j'avoue...j'ai un penchant pour les écorces béantes qui intriguent, arrêtent puissamment le regard, appellent au toucher...une fleur de printemps, je la regarde un instant, souris sans ralentir le pas, puis passe mon chemin...juste émoustillée je vous dis !
25 avril 2008
Encre rouge
DU SON...enfin !!!
La chanson Encre rouge, par La Petite en répétition, juin 2007
24 avril 2008
Le corps et la scène
"A propos de look : quand je suis petite, je suis déjà longue et maigre. Puis à dix ans rondelette ; à vingt ans, grosse d'avoir traversé tant d'avanies, comme pour me matelasser et me protéger contre celles encore à venir.(...)Quand j'ai vingt-cinq ans, c'est la scène qui m'apprend que j'ai un corps que je vais devoir écouter et regarder. Lentement, je reprends forme. La scène m'incite à mettre en valeur mes jambes maigres, mes longs bras, mon cou, mes mains. Mon corps me dicte ; j'écoute mon corps et je le suis.
J'ai fait ainsi avec ma laideur en scène. Au départ, je ne supportais pas ce physique que je lisais "dérangeant" dans le regard des autres. J'ai lentement appris à l'accepter. J'ai commencé à sculpter, à modeler cette matière vivante qui m'avait été donnée. Ai-je ainsi façonné la femme que je voulais être, ou bien cette métamorphose a-t-elle été due à la scène elle-même qui m'a fait peu à peu ressembler à ce que je suis physiquement devenue ?"
Ce métier-là, j'aurais aimé le faire comme un sacerdoce, un vrai don de soi. Donner de l'amour. Je l'ai écrit : Je suis une petite soeur de l'amour, hop-là !...être petite soeur d'amour, chanter, prendre le voile, tout ça, c'est du pareil au même. sauf que chanter, monter sur scène en pleine lumière, revêtue de son habit de scène, c'est faire montre d'un grand égocentrisme et d'une belle indécence.
Il est vrai que c'est toujours une chose merveilleuse que de gagner sa vie en faisant métier de ce que l'on aime. Longtemps, ça ne m'a pas plu de gagner de l'argent tout en chantant. Chanter, pour moi, c'était "prendre le voile", "sacraliser". Après, j'ai mieux compris..."
BARBARA, "il était un piano noir...mémoires interrompus" (Fayard)
22 avril 2008
Exotique
Je suis partie sur une île
Si loin des courants communs
Comme une fille difficile
J'ai changé de jardin
Grattant dans la terre
J'ai barbouillé ma vie d'étincelles
Qui jouent le mystère
Dans mes jours irréels
Mais serre
Sers moi encore une fois de continent
Plonge...
ta main dans ma réserve de sentiments
Mens...
moi, dis-moi que je suis si exotique
Que sur le continent j'ai trop de tics
J'ai découvert l'espace
L'étendue de temps sans artifice
Vu l'oiseau qui passe
La paresse s'immisce
Rêvant d'aventure
A l'intérieur, dans l'univers
vers des instants plus purs
Où la vie devient chère
Mais serre
sers-moi encore une fois de continent
Plonge ta main dans ma réserve, c'est troublant
Mens-moi
Dis-moi que je suis une fille exotique
Que je suis ton soleil, ta fleur unique
Si exotique
Que je suis ton parfum, ta fleur magique
(image : www.éternelprésent.ch)
l'un l'autre
Comme un oiseau sans vol se cherche dans le noir et trouve l'autre, reconnait son chant, parcourt ses champs, violente son corps et se plante un décor de grand air.
Osmose de deux brèches qui se repêchent et se fondent en vagabond'âmes...
21 avril 2008
rouge sang
Perfusion
Mots en intraveineuse à l'humeur tapageuse
Flot continu de sang chantant et bouillonnant
Perfusion branchée à l'horizon des étoiles
Chaque organe du corps reçoit les voix magiques
De toutes parts s'infiltrent en diffusion passive
Mille images, mille notes et mille syllabes
Mêlant leurs atomes pour jaillir en substance
Imprévisible, plongeant le corps en torpeur
Les mots se télescopent aux carrefours artériels
Avant de clore victorieux dans des taches d'encre
Tandis que de nouveaux globules sensitifs
Pénètrent déjà pour irriguer le coeur rouge
Le sevrage fatal sera inévitable
Que tout se répande sur des âmes malades
Qui renaîtront d'espoir en battant comme un cri
(1990, première tentative de mettre en mots le mystérieux bouleversement de l'écriture envoûtante, et déjà l'encre rouge...c'est jeune mais encore si proche de moi)
19 avril 2008
chance et beauté
La beauté intérieure transpire. L'enfance au coeur s'accorde aux fleurs. L'innocence couche ses peurs et pleure en souriant au réconfort d'un sein. Le bien être au temps de la plus belle chance.
18 avril 2008
Tibet debout
Courbé dans une vie d'humilité, Tibet debout, résistant, gardien d'une culture riche. Tête levée, yeux ouverts, couleurs vives éclatantes de vie face à la noirceur des bourreaux. Le sang coule toujours, le rouge nous obsède. Le rouge demeure. Le rouge ploie et montre sa force. Pas de rupture pour les esprits Tibétains.
12 avril 2008
rap raggae insomniaque
J'aimerais me lasser de toi
Mais qu'est-ce-que tu m'agaces
Tu viens te gaver de moi
Comme un TOC qui te passe
Je sais t'enlacer de moi
Sur le dos, à la brasse
Mettre ton coeur en émoi
Un TIC qui me dépasse
J'aimerais me lasser de toi
Savoir ce qui se passe
Quand tu balances à mi-voix
Des trucs qui s'effacent
Je sais te saouler de moi
Te perdre dans ma nasse
Façonner ta langue de bois
TICS et TOCS qui trépassent
J'aimerais me lasser de toi
Te fondre dans la masse
T'assommer de mes dix doigts
Comme une âme à la chasse
Mais je vais t'enlacer de moi
Sur le dos, à la brasse
Mettre ton coeur en émoi
Un art qui prend sa place
Et je vais m'enlacer de toi
Sur le dos, à la brasse
Mettre mon coeur en émoi
Un TIC qui me dépasse
