LE BLOG ENCRE ROUGE

Vie de musique et de mots...

31 décembre 2008

En vagabond'âme

Les mots ne sont rien, on ne peut les posséder.
A la fois ils sont tout quand on ne possède rien.
Celui qui voyage le sait. Celui qui écrit le prouve.

Crayon





















Du plus loin que j'approche de nos unis vers
Je perds le temps et tant de travers
Travées de champs à semer des hivers
Salve de coups saouls d'un c'est clair
A la gloire du j'ai l'aire légère
A la foire des jambes en l'air
Errance libre et danse danse ouvert !
Encre donc mon ami, ta peau lasse erre
Au creux d'un coeur percé de taire
Ancre ta langue aux signes alter
égo tout de bon vers le repère...
En vagabond'âmesDSCN2107

Coeur basculé
Par nature exalté
Corps entassé
Par raison ancré
Il est vrai je voyage
Sans me perdre car
Je vois ma propre image
Enfin je la reconnais
Unité qui se fait force
Et je ne parle plus
Sauf à moi-même
Ma langue m'abreuve
Me calme, m'endort

Je parle quand même
doucement, à l'intérieurDSCN2274
Commando invisible
Respire encore, respire !..

Je rêve sans attendre
J'embrasse mon héritage
Mes gènes et mon "génie"
celui de créer ma vie
Sans la calculer
sans renier ma petite

Et si je me fige
C'est pour mieux bouger dedans
Et si je force à taire les nouvelles
C'est pour me pétrifier aussi
La pierre ne tremble pas
DSCN2174

Posté par La Petite à 21:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,


07 décembre 2008

Aigle et brouillard

1574R_21603A l'étage du brouillard qui imprègne les hauts et les bas, même l'aigle se perd en tournoiements. Il a beau tout déployer, il reste égaré un moment.

Il peut alors s'élever jusqu'à la lune, on le croit. Il s'y sèche les plumes, on le voit.
73103974
Il réapparaît un jour, après la longue nuit de ses rêves. Teinté de nuances astrales et fantasmagoriques, il n'est plus tout à fait lui-même, ni totalement un autre.
C'est lui qui se pose, enfin plus clair, tout près des choses ; toute douce est sa pause.
1574R_23057C'est elle qui lui cause, une aigle qui arrive en même temps pour reprendre son souffle sur le même pilier :

"- Vous venez de la lune, n'est-ce pas ? J'en reconnais la parure subtile de votre enveloppe, et peux voir dans votre oeil l'effroi du vide qui s'y reflète encore.

- Oui...Vous me frôlez et je tremble, est-ce normal ?

- Tout ce qui avait trait au normal ne sera plus, dans cette histoire de fous.

- Je suis fatigué, pouvons-nous tenir à deux sur le même socle, aussi étroit qu'instable ?

- Nous pouvons tenir n'importe où ensemble. Il suffit de s'unir, n'être qu'un, alors tout lieu nous sera égal, tout temps nous sera régal, jusqu'à..."

Mais elle n'a pas le temps de terminer cette vision de vie, qu'il est déjà reparti. Il n'avait pas suffisamment perfectionné son vol pour rester tout ce temps de parole en déséquilibre sur le rebord de l'unique poteau. Pourtant, il avait fourni tant d'efforts, battant doublement des ailes tout en conversant, mais c'était trop pour un être à peine métamorphosé qui arrive tout juste de la lune. Il a tenu quelques instants, ravi de cette rencontre, puis ses ailes et le vent l'ont poussé vers ailleurs...

Elle, tourne encore, dans l'étrange crépuscule qui la bascule tout doucement vers une autre longue nuit...1574R_21604

Posté par La Petite à 20:54 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

06 décembre 2008

Re-peau

Repos après K.O.
Repos de moi.
Repos dans le rêve de mon autre moi.
Dormir dans l'écho de nos mots.
Redoubler de sens  notre persévérance.
Panser sans penser.
Croire au matin.
Attendre une nouvelle peau.
S'hydrater à la source.
Se repêcher, sans hameçon, juste à la voix. (La petite voix)

ralphheimans












AVIS AUX VOLEURS

Voir le Fichier : avisauxvoleurs.wav

(être patient pour écouter)

Tu te joins à mes nuits blanches
Comme un souffle sur mes hanches
Tu débarques en plein désert
Dans le rien surgit la mer
Ondulation sans bagage
La promesse d'un voyage
Apparition qui s'expose
Au chaos du temps qui prend sa pause
Avis aux voleurs de sève
C'est moi qui tiens les rêves

Quelques heures sans dormir
Un penchant pour s'évanouir
Tu reviens à l'infini
Saouler mes yeux de fantaisie
Tours de manège à l'envi
J'ai des tickets pour la nuit
Illusion de virtuose
Aller toujours où le ciel est rose
Mais avis aux voleurs de sève
C'est moi qui tiens les rêves

Tu te lies à mes images
Impressionné d'avantages
Tu te couches sur ma terre
Les sillons boivent la mer
Ondulation sans bagage
La promesse d'un voyage
Apparition qui s'expose
Au chaos du temps qui prend sa pause
Apparition qui s'expose
A la déraison des choses
Tours de manège à l'envi
J'ai des tickets pour la nuit pour la vie...

Posté par La Petite à 13:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1